Création d’un comité anti-corruption

Credit: Christian Diotte, House of Commons Photo Services

Création d’un Comité spécial sur l’anticorruption – les néodémocrates votent contre la motion conservatrice pour sauver le gouvernement Trudeau

Ottawa, le 21 octobre 2020 – Souhaitant faire la lumière sur les nombreux scandales qui s’accumulent envers les libéraux en matière de manquements à l’éthique, le député conservateur de Montmagny—L’Islet—Kamouraska—Rivière-du-Loup Bernard Généreux a appuyé mercredi après-midi la motion présentée par son parti à la Chambre des communes, visant à mettre en place un Comité spécial sur l’anticorruption.

Dans le cadre d’un gouvernement minoritaire, ce comité aurait eu l’autorité d’exiger au gouvernement Trudeau de produire les documents pertinents en lien avec le scandale WE Charity/UNIS, où la firme s’est vu octroyer un contrat sans appel d’offres d’un demi-milliard de dollars pour administrer le programme d’appui au bénévolat étudiant lors de la pandémie de Covid-19.

« Alors que nous avons cherché régulièrement à travailler avec le gouvernement au cours des derniers mois pour venir en aide rapidement aux entreprises et citoyen(ne)s et touchés par la pandémie de Covid-19 au pays, les libéraux ont malheureusement vu le déploiement rapide de fonds publics comme prétexte pour accorder de généreux contrats sans appel d’offres à leurs amis, a dénoncé le député Bernard Généreux. Cet été c’était un demi-milliard pour l’organisme WE Charity/UNIS, cette semaine c’est 237 millions à un ami libéral pour des ventilateurs médicaux. On ne peut pas laisser ça continuer sans contrôle parlementaire ! »

La motion conservatrice, qui récoltait également l’appui du Bloc québécois, a finalement été battue par 146 voix contre 180. Le Nouveau parti démocratique s’est rallié aux libéraux, qui menaçaient de qualifier la motion comme vote de non-confiance.

« Il est regrettable que Justin Trudeau ait brandi la menace d’une élection en pleine pandémie pour intimider les parlementaires qui souhaitent exercer leur devoir de surveillance des dépenses pour s’assurer qu’il n’y ait pas d’abus avec l’argent des contribuables, a conclu M. Généreux. C’est très décevant que le NPD de Jagmeet Singh ait choisi de faciliter cette tentative libérale visant cyniquement à cacher la vérité aux Canadien(ne)s quant à leurs manquements à l’éthique. »