Vote contre

Invocation de la Loi sur les mesures d’urgence par le gouvernement Trudeau –
Le député Bernard Généreux vote contre sa prolongation

COMMUNIQUÉ DE PRESSE – À la suite de sa participation au débat d’urgence sur l’invocation de la Loi sur les mesures d’urgence qui a eu lieu exceptionnellement au cours du weekend dernier, le député Bernard Généreux et les conservateurs ont voté contre la ratification à la Chambre des communes.

Le député soutient que les pouvoirs spéciaux invoqués par le gouvernement Trudeau dans le cadre de l’État d’urgence n’étaient pas nécessaires afin de déloger le blocus de manifestants rassemblés à Ottawa contre les mesures sanitaires.

« Comme nous avons pu le voir à Windsor ou même à Québec lors de rassemblements similaires, les forces policières ont très bien pu déloger les manifestants sans avoir recours à la Loi sur les mesures d’urgence, alors il n’y avait aucune justification, à notre avis, que le gouvernement Trudeau réclame soudainement des pouvoirs additionnels, certains parmi eux pouvant créer un précédent inquiétant en ce qui concerne les libertés individuelles » a déclaré le député Bernard Généreux.

Le député Généreux a notamment cité l’ordonnance à toute personne habilitée à fournir des services de remorquage ainsi que le pouvoir unilatéral du gouvernement d’ordonner la saisie de comptes bancaires de Canadien.ne.s sans procès ou de recours, comme exemples d’éléments inacceptables aux yeux de l’opposition conservatrice.

Bien que les membres du Parti conservateur et du Bloc Québécois aient voté contre l’autorisation de prolonger les mesures d’urgence, tel que l’oblige la Loi sur les mesures d’urgence dans un délai de 7 jours, le gouvernement libéral est quand même parvenu à obtenir l’autorisation de prolonger l’État d’urgence pour 30 jours grâce à l’appui du Nouveau parti démocratique, avec 185 voix pour et 151 voix contre.

Il est à noter que ce vote aurait pu prendre une tout autre issue car le Premier ministre l’a désigné comme vote de confiance. Si le NPD s’était rallié aux autres partis d’opposition, cela aurait pu provoquer la dissolution du parlement et le déclenchement d’une 45e élection générale canadienne.