L’avenir de la traverse Rivière-du-Loup—Saint-Siméon et des croisières vers les îles bas-laurentiennes menacé par les restrictions fédérales sur le dragage

Saint-Roch-des-Aulnaies, le samedi 7 août 2021 – Bernard Généreux, député de Montmagny—L’Islet—Kamouraska—Rivière-du-Loup, a tenté à plusieurs reprises au cours des dernières semaines d’obtenir une rencontre virtuelle avec la ministre des Pêches et Océans Bernadette Jordan et ses fonctionnaires, afin de les sensibiliser à l’urgence d’agir pour régler les litiges entourant le dragage à Rivière-du-Loup.

Le gouvernement fédéral interdit depuis 2016 toute activité de dragage dans cette partie du fleuve Saint-Laurent entre le début avril et le début octobre, considérant l’endroit comme « habitat essentiel » du béluga, occasionnant une hausse importante des coûts de dragage à l’automne et des défis importants aux opérateurs comme la Société des traversiers du Québec et des croisiéristes comme AML et Duvetnor.

Selon M. Généreux, il existe un risque que le point de départ pour la traverse vers Saint-Siméon, doive être délocalisé de Rivière-du-Loup vers Cacouna, incommodant les voyageurs et affectant l’activité économique des entreprises qui dépendent de ce trafic important. Les îles fréquentées par les croisiéristes risquent également de se retrouver isolées si l’enjeu persiste, occasionnant des pertes de revenus significatives alors que 45 000 visiteurs par année avaient l’habitude de fréquenter l’estuaire de la rive sud.

« Mon équipe a tenté à plus de trois reprises d’obtenir une rencontre avec Pêches et Océans en passant par le bureau de la ministre au cours du le mois de juillet, et malgré un retour d’appel la semaine dernière pour nous dire que l’horaire de la ministre était très chargé mais qu’ils essayaient toujours, on apprend que le Premier ministre prévoit demander la dissolution du Parlement. Ainsi, toutes nos demandes bien raisonnables tomberaient à l’eau, déplore Bernard Généreux. Clairement, le gouvernement Trudeau préfère faire la récréation et s’en aller en élections plutôt que de régler des enjeux qui sont pressants pour les régions du Québec. »

Selon le député Généreux, il serait ridicule de déclenche des élections hâtives en pleine pandémie, surtout que le gouvernement libéral minoritaire a réussi à faire adopter son agenda législatif incluant le budget, appuyé par les néodémocrates qui, jusqu’à la semaine dernière, ont réitéré leur confiance envers le gouvernement.

« Si Justin Trudeau déclenche des élections cet été, ça ne ferait que confirmer que son intention n’est pas de gouverner avec l’aide des partis d’opposition, mais bien de vouloir cyniquement s’accaparer le pouvoir absolu qui mettrait fin à toutes les enquêtes parlementaires quant aux manques d’éthique et de transparence de son gouvernement, a déclaré Bernard Généreux. Nous les conservateurs seront prêts à toute éventualité, incluant de gouverner, car la stratégie de Justin Trudeau pourrait très bien se retourner contre lui, comme il est arrivé au gouvernement péquiste de Pauline Marois en 2014 lorsqu’elle a déclenché des élections hâtives pour tenter d’obtenir une majorité. »