Le lait n’est pas une monnaie d’échange

Le député fédéral de Montmagny―L’Islet―Kamouraska―Rivière-du-Loup Bernard Généreux se positionne à nouveau en faveur du maintien de la gestion de l’offre. Rappelons que le 31 mai dernier, il signait un communiqué intitulé « Je dis « oui«  à la gestion de l’offre point final. » Ce sont les récentes menaces protectionnistes du président américain, insinuant qu’il pourrait mettre fin à l’Accord de libre-échange nord-américain (ALÉNA), l’inaction du gouvernement canadien et les promesses de candidats à la chefferie de son parti qui ont emmené le député à affirmer de nouveau sa position.

« J’ai été personnellement interpellé par les producteurs laitiers de ma circonscription à la suite des propos tenus par le président américain entre autres. J’en ai rencontré plusieurs qui étaient inquiets au cours des derniers jours. Je tiens à les rassurer que je les appuie inconditionnellement. Face au manque de vision du gouvernement en place au Canada qui prétend que ce secteur de l’industrie est pareil aux autres, je talonnerai sans relâche les élus en Chambre des communes. Cet enjeu est trop important pour l’économie de notre région et même du Québec » affirme M. Généreux.

La circonscription de Montmagny—L’Islet—Kamouraska—Rivière-du-Loup compte 444 fermes laitières sur lesquelles travaillent environ 800 familles, ce qui leur permet de contribuer à l’économie régionale grâce à la stabilité qu’amène la gestion de l’offre. Les recettes des ventes de lait des fermes laitières de la circonscription se sont chiffrées à plus de 180 millions de dollars au cours de l’année 2016.

« Tous les pays ont des politiques qui supportent leur agriculture. La particularité de la gestion de l’offre est d’offrir la stabilité nécessaire pour développer notre marché et fournir aux canadiens des produits laitiers de qualité supérieure et ce, sans subvention » soutien Gabriel Belzile, président des producteurs de lait du Bas-Saint-Laurent. « Le Canada doit tout mettre en œuvre pour préserver cette politique agricole qui a toujours démontré son efficacité » ajoute M. Belzile.

« Les agriculteurs, ma famille et moi n’acceptons tout simplement pas d’être considérés comme de simples leviers financiers; notre travail nous tient à cœur et nous frappons aux portes de nos élus pour que nos intérêts soient écoutés et représentés » Gervais Pelletier, propriétaire de la ferme Pellerat de St-Roch-des-Aulnaies. 

« Je ferai tout en mon pouvoir pour convaincre l’éventuel successeur à la chefferie du parti de garder la gestion de l’offre et surtout de mettre la pression sur le premier ministre du Canada pour ne pas s’en servir comme monnaie d’échange dans les négociations sur le libre-échange avec les Américains » termine M. Généreux.