Bilan de la session parlementaire 2017-2018

 Les travaux parlementaires de la Chambre des communes ayant pris fin la semaine dernière en prévision du congé estival, le député Bernard Généreux dresse un bilan des enjeux qui l’ont marqué et qui ont eu un impact sur Montmagny—L’Islet—Kamouraska—Rivière-du-Loup cette année.

Le cannabis
La légalisation du cannabis a été l’enjeu contentieux qui a suscité les plus fortes inquiétudes dans la circonscription, mises en évidence par un sondage scientifique réalisé l’an dernier démontrant que 81,75% des citoyens de la circonscription étaient contre. Bien que le projet de loi ait été adopté aux communes avec 200 voix contre 82, le Sénat a étudié le projet de loi C-45 en profondeur pendant des mois, présentant ainsi plus de 40 amendements qui ont été votés le 7 juin 2018.

Quelques jours avant la fin prévue des travaux parlementaires, le gouvernement libéral a annoncé qu’il n’allait pas accepter trois amendements principaux contenus dans ce projet de loi, soit l’interdiction de la culture du cannabis à domicile, une interdiction sur la marchandise faisant la promotion du cannabis, ainsi qu’une obligation que le gouvernement fournisse un registre public des investisseurs dans l’industrie de production de cannabis. Cette décision a grandement déçu M. Généreux.

« Le Québec et le Manitoba ont clairement dit ne pas vouloir la culture du cannabis à domicile, mais la ministre de la Santé, Madame Ginette Petitpas-Taylor, s’est entêtée à rejeter les amendements réfléchis du Sénat, avouant avoir pris sa décision sans prendre le temps d’en discuter avec les provinces » a dénoncé M. Généreux à la veille de l’adoption finale du projet de loi C-45 le mercredi 19 juin.

Le député souhaite également rappeler à la population que la légalisation du cannabis ne prendra effet que le 17 octobre 2018, et que des pénalités criminelles pour une simple possession peuvent continuer de s’appliquer d’ici cette date.

L’immigration
En matière d’immigration, le député Bernard Généreux continue d’appuyer les revendications des entreprises qui exigent une plus grande flexibilité avec le Programme de travailleurs étrangers temporaires pour répondre à la pénurie de main-d’œuvre dans la région. Il a dénoncé également les conséquences du message Twitter du Premier ministre Justin Trudeau en janvier 2017 souhaitant « Bienvenue au Canada » aux demandeurs d’asile potentiels.

« Au cours de 2016, un nombre total de 2 464 migrants ont été interceptés ayant traversé illégalement au Canada. Depuis le Tweet de Justin Trudeau, ce nombre est passé à 20 593 en 2017, et dans les cinq premiers mois de 2018, le nombre a déjà atteint près de 9 500, souligne Bernard Généreux. La crise migratoire à notre frontière a comme effet de réaffecter du personnel de Citoyenneté et Immigration Canada de leurs tâches habituelles, occasionnant des retards dans le traitement de dossiers d’immigration légale que nous tentons de régler avec les entreprises et familles de notre région. »

Le député Bernard Généreux a présenté une résolution au conseil général du Parti conservateur du Canada à St-Hyacinthe en avril, afin d’augmenter le seuil de travailleurs étrangers temporaires au sein d’entreprises dans les régions rurales où le taux de chômage reflète clairement une pénurie de ressources humaines.

Il espère voir cette résolution débattue et adoptée lors du congrès national du PCC qui aura lieu à Halifax les 24 et 25 août. « Depuis mon élection, les dirigeants des entreprises de notre région me parlent sur une base quotidienne de la pénurie de main-d’œuvre et de leur difficulté avec les plafonds actuels limitant les travailleurs étrangers. Je continue de faire de cet enjeu une de mes priorités » indique M. Généreux.

Les deux sujets mentionnés précédemment, soit la légalisation du cannabis et l’immigration, ont d’ailleurs été les préoccupations majeures évoquées par les intervenants de Montmagny, Rivière-du-Loup et Rimouski qui ont participé aux tables rondes de la tournée « À l’écoute des Québécois ». Ces rencontres ont eu lieu les 7 et 8 juin derniers en compagnie d’Alain Rayes, le lieutenant politique du Québec pour le Parti conservateur.

Les infrastructures
Pour répondre aux besoins de la région en matière d’infrastructure, le député Bernard Généreux a dénoncé que le gouvernement libéral ait réattribué 2,54 milliards de dollars en infrastructure au cours des cinq prochaines années dans le dernier budget fédéral présenté le 27 février 2018, ce qui a son avis est nettement insuffisant.

Le Programme Chantiers Canada, volet Petites collectivités, mis en place par le gouvernement Harper en 2008 et renouvelé en 2014, a pris fin au printemps 2017. Malgré l’annonce du gouvernement du Québec d’un nouveau Plan d’infrastructure 2018-2028, le gouvernement Trudeau n’a toujours pas conclu d’entente avec Québec permettant une participation fédérale à de nouveaux projets.

Malgré un déficit un déficit de 18,1 milliards de dollars prévu et aucun plan pour revenir à l’équilibre budgétaire, le député constate que le gouvernement Trudeau prévoit injecter très peu de sommes en infrastructures municipales et communautaires à court et moyen terme. « Jamais un gouvernement n’aura dépensé autant pour réaliser si peu » déplore Bernard Généreux.

Lors d’une visite de plus de 40 élus municipaux de la circonscription à Ottawa le 25 mai 2018, le député Bernard Généreux a également questionné la décision du gouvernement de mettre fin au volet d’infrastructure communautaire au sein de Développement économique Canada (DEC). En réponse à une demande de financer des projets de rénovation des quais à Rivière-Ouelle et à Kamouraska, le député s’est fait répondre que les municipalités peuvent toujours se tourner vers les enveloppes de Transports Canada ou d’Infrastructure Canada.

« Transports Canada ne finance pas les quais qui n’ont plus d’utilité maritime, et le seul volet d’Infrastructure Canada pouvant s’appliquer avait déjà cessé d’accepter des demandes depuis le 31 mars 2017, dénonce Bernard Généreux. On leur dit d’aller cogner à une porte sachant qu’elle est déjà fermée! Soit le personnel de DEC a volontairement induit les régions québécoises en erreur, ou le fait que DEC soit devenu une entité centralisée avec un seul ministre de la
région de Toronto à sa tête depuis 2015 fait en sorte que les fonctionnaires ne reconnaissent pas les réalités du Québec. »

Les armes d’épaule
Finalement, le 19 juin 2018, le député Bernard Généreux a pris la parole pour défendre les intérêts des nombreux chasseurs et propriétaires responsables d’armes à feu qui habitent Montmagny—L’Islet—Kamouraska—Rivière-du-Loup. Il s’est opposé au projet de loi C-71. Le député a indiqué que le nouveau fardeau administratif qui sera imposé aux commerçants de la circonscription sera très mal reçu. Ceux-ci devront appeler un directeur de l’enregistrement au niveau fédéral et conserver un numéro de référence pour chaque vente pendant une période de vingt (20) ans.

M. Généreux a également exprimé des inquiétudes au sujet de la vie privée des Québécois, puisque le projet de loi C-71 prévoit transférer au gouvernement du Québec les dossiers de l’ancien registre des armes d’épaule, aboli par le gouvernement conservateur précédant. Alors que la province met actuellement sur pied son propre Service d’immatriculation des armes à feu (SIAF), le député souligne que les données ne sont plus à jour depuis la suspension des enregistrements obligatoires en 2006 et l’abolition du registre en 2012.

Le député déplore que le projet de loi C-71, qui s’acharne sur les détaillants et propriétaires honnêtes incluant les chasseurs, ne contienne aucune mesure visant à réduire la criminalité au pays. « N’oublions pas que les gangs de rue ne se promènent pas avec des armes de chasse. Ils aiment être discrets, et favorisent plutôt des armes de poing, dont la possession est déjà contrôlée et interdite au sens de la loi depuis 1934 » a rappelé Bernard Généreux lors de son intervention à la Chambre des communes du 19 juin 2018.

Demandant l’avis des citoyens de la circonscription par l’entremise d’un envoi postal en mai 2018, le député a constaté que bon nombre de répondants partagent son avis sur la question.

La suite
Au cours de l’été 2018, le député prévoit poursuivre la Tournée agroalimentaire amorcée au printemps à travers la circonscription. De plus, il demeure à l’écoute de la population afin d’entendre leurs préoccupations, ainsi que leurs priorités pour la session parlementaire à l’automne et préparer l’élection générale qui aura lieu en 2019.